Isabelle Doumenc

  • La naturopathie a été reconnue en 1997 par le Parlement européen comme médecine non conventionnelle.
  • LA NATUROPATHIE EN QUESTIONS

    1. Qu’est-ce que la naturopathie ?
      Le terme naturopathe vient de l’anglais « chemin de la nature », apparu à la fin du XIXè aux Etats-Unis. La naturopathie s’est implantée en France dans les années 1940. Ce concept reprend les préceptes d’Hippocrate, médecin grec du IVè siècle avant J.C.
      Cette approche permet de prendre soin de soi en adoptant des règles de vie simples et saines dictées par le bon sens, afin de permettre au corps de résister aux agressions extérieures et d’optimiser sa forme.
      Elle prend en compte la personne dans sa globalité : physique, mentale, émotionnelle.
      Elle cherche à favoriser les grandes fonctions essentielles : digestion, assimilation, circulation, élimination, et gestion de l’émotionnel.
      La naturopathie fait partie des médecines traditionnelles selon le classement de l’organisation mondiale de la santé (OMS) au même titre que la médecine indienne Ayurvédique ou la médecine traditionnelle Chinoise.
    2. Comment cela fonctionne-t-il ?
      Le naturopathe est un éducateur de santé qui vous apprend à mieux vous connaître.
      La naturopathie va stimuler notre vitalité et corriger les déséquilibres de notre terrain. Avec plus de vitalité, notre corps fonctionne mieux. Il élimine plus efficacement les toxines et gère de façon plus efficace les différents stress.
      Lors de la première consultation, le naturopathe passe en revue avec vous ce qui se passe dans votre corps : digestion, sommeil, circulation, hormonal… A partir de votre motif de visite et de vos symptômes, il mène une vraie enquête pour trouver quels sont les systèmes du corps impliqués dans votre problématique. Les conseils personnalisés proposés sont issus des clés d’hygiène de vie 100% naturelles : réglages alimentaires, remettre le corps en mouvement, l’aider à évacuer par des plantes, de l’hydrologie, apprendre à mieux gérer le stress avec des huiles essentielles, des outils comme la méditation ou  la cohérence cardiaque, des massages, des apports de micro nutriments … Ces actions permettent d’améliorer ou de restaurer les phénomènes naturels du corps : l’élimination, la régulation et la réparation.
    3. Faut-il être malade pour consulter ?
      Non, pas forcément. Il est intéressant de consulter en prévention pour apprendre à mieux se connaître. En « repérant » ses points forts et ses points faibles, on peut agir sur son mode de vie et éviter ainsi des maladies ou en espacer la chronicité.
    4. Puis-je consulter en cas de maladie grave ?
      Oui, de nombreuses personnes ayant des maladies graves consultent en naturopathie pour améliorer leur quotidien. Leurs traitements sont souvent lourds et la naturopathie peut aider à mieux supporter leurs effets secondaires et à gérer le stress de la situation. Dans le cadre des maladies auto-immunes, l’inflammation digestive est à prendre en charge pour améliorer la qualité de vie au quotidien et aider à espacer au maximum les poussées. La naturopathie offre une approche très efficace dans ce domaine.
    5. Est-ce complémentaire de la médecine ?
      La médecine pose un diagnostic ce que ne fait pas un naturopathe.
      Le naturopathe agit sur votre vitalité et stimule les phénomènes naturels de votre corps : l’élimination, la régulation, la réparation. Votre organisme renforce ses défenses et vous gardez votre forme plus longtemps.
      La médecine actuelle n’a pas toujours le temps de vous expliquer les raisons du traitement proposé, ou les causes de la chronicité de la maladie pour laquelle vous consultez. Les consultations avec un  naturopathe sont plus longues. Un des points forts de la naturopathie est de prendre le temps de  vous écouter, de vous expliquer ce que vous vivez et ce qui vous est conseillé.
    6. Ai-je besoin de consulter souvent ?
      Tout dépend de votre motif de visite. Si des déséquilibres sont installés depuis longtemps, une seule séance ne suffira pas. Modifier ses habitudes de vies prend du temps. Il faut avancer par étapes afin d’avoir un résultat durable. Quelques visites espacées entre 1 à 3 mois seront sans doute  nécessaires et permettront d’ajuster les conseils en fonction de votre évolution, de votre motivation et de votre contexte de vie.
    7. Une profession reconnue 
      La naturopathie a été reconnue dès 1997 par le Parlement européen comme médecine non conventionnelle, en même temps que l’ostéopathie, la chiropraxie, la médecine traditionnelle chinoise dont l’acupuncture, la phytothérapie, le shiatsu et la médecine anthroposophique.
      L’O.M.S (Organisation Mondiale de la Santé) l’a reconnue en 2001 comme une pratique de médecine traditionnelle, au même titre que la médecine chinoise et l’ayurvéda.
      L’organisation professionnelle de la naturopathie se compose :
      – d’une Fédération Nationale des Ecoles de Naturopahie (Fena). Ces écoles respectent une déontologie précise et un nombre d’heures de formation : 1600 heures de cours (+ 2800 heures de travail personnel). Je suis  certifiée par cette fédération après avoir passé un examen.
      – d’un regroupement des professionnels, l’OMNES,  Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Education Sanitaire, dont je suis membre. Cette association professionnelle regroupe les professionnels diplômés issus de 6 écoles réunies au sein de la Féna. L’annuaire du syndicat de la profession fournit leurs coordonnées.
      – Le Cenatho, Collège européen de naturopathie traditionnelle holistique, école de formation fondée par Daniel Kieffer, dont je suis diplômée, est au coeur de cette organisation professionnelle. Elle fait partie des 6 écoles réunies au sein de la Fena.
    8. Est-ce remboursé ?
      La sécurité sociale ne prend pas en charge cette médecine non conventionnelle mais de plus en plus de mutuelles le font. Elles remboursent les soins dits de médecine douce. Le plus souvent sous forme de forfaits regroupant des spécialités : ostéopathie, étiopathie, naturopathie, réflexologie… Je  vous délivre une facture sur demande.