Isabelle Doumenc

  • "Stimuler sa fertilité c'est parti !", Jouvence, 2019. La fertilité est en déclin dans nos pays occidentaux côté féminin comme masculin. Constat : recul de l'âge du 1er enfant, diminution de la concentration spermatique. Causes évoquées : tabac, alcool, cannabis, surpoids, nourriture ultra transformée et pollution des perturbateurs endocriniens.
  • Environnement Sante

    Les scientifiques nous alertent sur la pollution des perturbateurs endocriniens depuis une vingtaine d’années, avec un  cri d’alarme volontairement marquant à l’automne 2015, en expliquant que nous donnons naissance à des bébés « prépollués »*. Les perturbateurs endocriniens provoquent des dérèglements hormonaux, sortes de bombes à retardement qui s’inscrivent dans l’organisme de nos enfants et  aussi de leurs propres enfants. Les impacts éventuels sur la santé se déclencheront plus tard dans leur vie, à distance de l’exposition à ces polluants.

    Notre système hormonal étant central, les conséquences pour la santé de cette exposition touchent tout ce qui est en lien avec le système hormonal. Quatre grands types de pathologies voient leur incidence augmenter :

    Troubles de la fertilité masculine (hypospadias, cryptorchidie, mauvaise qualité du sperme), puberté précoce féminine, troubles de la fertilité féminine (SOPK, endométriose, insuffisance ovarienne), troubles in utéro (augmentation du nombre de fausses couches, petit périmètre crânien à la naissance).
    Cancers hormonaux-dépendants : cancer du sein, du testicule, de l’ovaire, de la prostate, de la thyroïde, du pancréas.
    Troubles métaboliques : diabète, obésité.
    Troubles du neuro-développement : troubles du spectre autistique, de l’attention, de l’ hyperactivité, baisse des facultés intellectuelles.

    Les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques,  sont partout : dans nos crèmes pour le corps, dans le dentifrice de nos enfants, dans notre assiette cachés dans les légumes, les viandes, les poissons, les céréales. Sur nous, dans nos vêtements, dans l’air, dans l’eau **.

    Protéger les personnes les plus vulnérables : projets de grossesse, femmes enceintes, bébés.

    Contrairement à d’autres polluants chimiques, l’impact de ces molécules ne dépend pas uniquement de leur dose mais surtout de la période de vie à laquelle nous y sommes exposés.  Ces polluants interfèrent avec le système hormonal responsable d’une programmation minutieuse lors de la croissance du fœtus. Les périodes ou nous y sommes les plus vulnérables vont de la périconception au 3 ans de l’enfant. Autrement dit, s’en préoccuper dès le désir d’enfant est le meilleur réflexe à recommander, pour les femmes comme pour les hommes. Cela vous permettra d’avoir du temps pour réaménager votre hygiène de vie et de bénéficier des résultats  au moment de la fécondation, période clé dans la transmission d’informations santé au futur enfant, via les mécanismes de l’épigénétique.

    Vous transmettre l’information : livres, consultations, associations

    Journaliste et naturopathe, depuis longtemps sensibilisée à ce lien entre santé et pollutions chimiques, je vous informe en consultation et à travers les ouvrages que je publie, sur cette problématique.

    « Stimuler sa fertilité, c’est parti ! », édition Jouvence, sept 2019, article de présentation du livre ICI.
    « Perturbateurs endocriniens, une bombe à retardement pour nos enfants »,
    éditions Larousse, 2017.
    « J’évacue les perturbateurs endocriniens, c’est parti ! », éditions Jouvence 2018,

    Consulter la rubrique Livres pour plus de précisions.

     

    L’association RES, Réseau Environnement Santé est en pointe dans la mobilisation des politiques et la prise de décisions protectrices sur le sujet. Consulter leurs dernières actions ICI.

    L’association Générations Futures multiplie les études et participe aussi à la prise de conscience collective, à l’interpellation des politiques pour faire bouger les lignes, à consulter ICI

    L’association ASEF regroupe des professionnels de santé et propose aussi des guides d’information sur son site, ICI.

     

    *Terme employé par l’Institut National du Cancer Américain- septembre 2015

    **Vous connaissez les perturbateurs endocriniens peut-être sous le nom de Bisphénol A (BPA),  phtalates, parabènes, pesticides, etc.