Isabelle Doumenc, naturopathe, micronutritionniste et auteure

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Fémininbio, des conseils pour se protéger des perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens  nous polluent par l’air, par l’ingestion d’eau ou d’aliments, ou bien par la peau. Ces molécules imitent les hormones et donnent ainsi de fausses informations à notre système hormonal. Ce système régule quantité de phénomènes physiologiques dans notre corps. Notamment la croissance, le sommeil, la libido, la température corporelle ou encore la faim. Ces pollutions  sont mises en cause dans différents problèmes de santé.  Des cancers (sein, testicules, ovaires, prostate),  l’obésité, l’infertilité et la baisse du quotient intellectuel. Pour aller plus loin et voir comment s’en protéger, lisez l’article que j’ai écrit pour le journal Fémininbio,  accessible en ligne.

Mal de gorge, rhume ? Utilisez les plantes pour y couper court.

Si vous êtes sensibles aux refroidissements hivernaux, réagissez vite. Les astuces ci dessous vous permettront  de vous  sortir au plus vite d’un refroidissement.

Mal de gorge, réagissez vite

Dès les premières sensations de désagrément :
– Huile essentielle de thym à thujanol ou Marjolaine à coquilles CT Thujanol. 2 à 3 gouttes, 4 à 5 fois par jour le 1er jour, nature, dans du miel ou de la mie de pain. Espacez les prises jusqu’à disparition des symptômes. Massez-vous aussi la gorge douloureuse avec un peu de cette huile essentielle pure ou à diluée dans un peu d’huile végétale. Coût du flacon : moins de 6 € en pharmacie ou magasin bio.
Argent colloïdal : si vous réagissez un peu tardivement au mal de gorge, ajoutez un gargarisme d’argent colloïdal : une cuillère à soupe (utilisez une cuillère en plastique), 30 secondes de gargarisme puis avalez. 5 fois par jour.
Achat en magasin bio :  marque Catalyons ou Argentyn 23 de la marque Energética Natura (site internet),  Si le mal de gorge s’accompagne de fièvre, allez consulter un médecin.

Rhume, quels conseils ?


« Défenses Naturelles » de Pranarôm, flacon de mélange d’huiles essentielles pour :

  • Massage sur le thorax, haut du dos et voûte plantaire. 10 gouttes diluées dans autant d’huile végétale, sur chaque zone à masser, 4 fois par jour, les premiers jours de maladie.
  • En diffusion dans votre intérieur.
  • En inhalation pour vous déboucher le nez le soir avant de dormir : 10 gouttes dans un bol d’eau très chaude, ou plus efficace encore, dans un inhalateur.

Cyprès échinacée : 2 comprimés 4 fois par jour (marque phytostandard), ou flacon d’ EPS ( = extrait de plantes fraiches – marque phytoprevent) cyprès échinacée.  Les 2 plantes à parts égales : de 2 à 4 fois, 5 ml par jour pendant 3 jours, puis diminuez à 2 fois 5 ml par jour et finissez le flacon. A prendre pur ou dilué dans de l’eau en dehors des repas. Achat en pharmacie.

Eau de mer type physiomer ou stérimar pour se laver le nez 4 à 5 fois par jour. Achat en pharmacie. Prenez des ampoules d’actisouffre si vous êtes sujet aux sinusite.

Un guide de solutions

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Isabelle Doumenc, journaliste et naturopathe à Issy les Moulineaux ( 92130),
auteur du livre  « Le réflexe médicaments, c’est fini », éditions Jouvence.

Ce livre vous propose des solutions naturelles pour sortir d’une crise ou renforcer votre terrain au long cours. Il aborde les thématiques suivantes : nez, gorge, oreille; maux de tête et migraines; maux de ventre; anxiété, dépression, troubles du sommeil; spécifiquement féminin; peau; douleurs articulaires et musculaires. Éditions Jouvence 2016, 6€95.

Poissons gras, la juste consommation

Sources de protéines et de micronutriments

Saumon, maquereau, anchois, hareng, sardines, les poissons dits « gras » sont d’excellentes sources de protéines, d’ omégas 3 et d’oligo-éléments comme l’iode, le phosphore ou le sélénium.
Pour l’apport en omégas 3, les poissons gras restent la meilleure source animale. Ces acides gras participent à une multitude de processus dans l’organisme. Les membranes des cellules de notre corps en ont besoin, ainsi que la gaine qui tapisse nos neurones. Ils sont aussi indispensables à notre système cardiovasculaire et inflammatoire. Les poissons nous les apportent sous leur forme finale, appelées EPA et DHA. Certains végétaux contiennent de l’acide alpha–linolénique (voir besoins et sources en fin d’article), précurseur des omégas 3. Notre organisme doit les transformer par un processus de conversion, qui dépend de cofacteurs comme le magnésium, zinc, et certaines vitamines B. Différentes études (étude SU.VI.MAX) soulignent nos carences.

Les polluants restreignent la consommation  

Nos besoins en omégas 3 quotidiens sont de 500 mg par jour par l’ANSES*. Pour couvrir ces besoins, on conseillait de consommer des poissons gras 2 à 3 fois par semaine. Ces recommandations ont évolué  à  2 poissons gras  par semaine, en raison de la présence de polluants dans les poissons. Les perturbateurs endocriniens comme les métaux lourds (méthylmercure), les PCB, dioxine ou pesticides se stockent dans la chair grasse de ces poissons. Les métaux lourds « occupent » la place d’autres métaux indispensables au bon fonctionnement de la thyroïde (iode, sélénium, zinc)  et des mitochondries (fer, cuivre) dans notre organisme.

1 fois par semaine pour les femmes enceintes

En période de grossesse, il est recommandé de limiter sa consommation à  1 poisson gras par semaine. Afin de ne pas cumuler trop de ces polluants qui entravent le fonctionnement des hormones thyroïdiennes, essentielles au développement neuro-cérébral du bébé à naître.
Alternez les poissons consommés car ils n’accumulent pas les mêmes polluants (voir Etude CALIPSO,) : anchois, maquereaux tachetés, sardines, saumon, truite.  À exclure : les anguilles, carpes ou brochets, trop pollués. Le thon est préconisé une fois par mois seulement. Consultez le site de l’ANSES, l’agence de sécurité sanitaire française, pour vérifier les mises à jour.
Pendant le 1er trimestre de la grossesse, privilégiez  les apports en oméga 3 sous forme d’acide alpha linolénique et au dernier trimestre, sous forme de DHA. Choisissez des compléments de DHA, issus d’huiles de poissons dépolluées et protégées de l’oxydation, comme celles des laboratoires Bionutrics, LPEV, ou Lescuyer. ou issus d’algues qui ne stockent pas ces polluants (Équilibre oméga 3 de Biophénix).

Tableaux d’apports

ANSES : recommandations de consommation de poissons, besoins en omégas 3.

Besoins et sources d’acide alpha linolénique : 2g/J, couverts par la prise quotidienne de (au choix) :

2 cuillères à soupe d’huile de colza, ou 1 cuillère à soupe huile de colza + 1 cuillère à soupe huile de   noix, ou 1 cuillère à soupe huile de colza + 3 noix, ou 1 cuillère à soupe huile de colza + 1 cuillère à soupe bombée de graines de lin broyées , ou 1 cuillère à café ½ d’huile de cameline, ou 2/3 de cuillère à café d’huile de lin.

Besoins et sources en EPA et DHA quotidiens : 500mg/J pour un adulte (selon les recommandations de l’ANSES) couverts par la prise quotidienne de (au choix)  : 10g de foie de morue, 15g d’œuf de saumon ou d’œuf de lompe, 25g de maquereau, 30g de hareng, 35g de sardine, 50g de saumon, 120g de truite, 500g d’anchois.

Documentaires : Les secrets du saumon d’élevage, THALASSA, France 3, 2016, ICI

Le saumon d’élevage, ENVOYÉ SPÉCIAL 2013, ICI.

Commet éviter les perturbateurs endocriniens pour protéger la santé future de votre bébé ? Suivez mon guide « Perturbateurs endocriniens, une bombe à retardement pour nos enfants », Larousse, mars 2017.